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Vous êtes ici : Portail de la justice en Tunisie  »  Actualités  »  Noureddine B’hiri, ministre de la Justice au Temps  

 

                               Noureddine B’hiri, ministre de la Justice au «Temps»



 «La justice de proximité, nous y sommes en plein dedans»
Le Temps : La justice avec les libertés et la dignité sont des objectifs de la Révolution. Elleest même une revendication sociale.

Quelles sont les mesures entreprises en vue de réparer les injustices du passé et rassurer le peuple ?
Noureddine B’hiri : Je crois que l’indépendance de la justice est la seule voie passante pour engager et effectuer des réformes touchant à tous les domaines. Nous avons engagé un dialogue préliminaire avec les juges et les personnes concernées par ce domaine. Le but étant de collecter toutes les doléances des uns et des autres pour y répondre ultérieurement dans le cadre d’un dialogue national sur les manières et les moyens de jeter les bases d’une justice indépendante selon les normes internationales. La justice est d’une importance capitale en ce sens où elle est le garant des libertés, des droits de l’Homme et de la suprématie de la loi. Nous avons commencé par prendre des mesures pour rassurer les juges, les greffiers et les assistants de justice ainsi que les citoyens. Nous nous sommes penchés sur la situation matérielle et morale des employés de justice et également nous prêtons oreille à toutes les doléances des citoyens. La politique des portes ouvertes en est une preuve. Les portes du ministère sont ouvertes à tous les citoyens qui souhaitent attirer notre attention sur un fait ou dénoncer une injustice. La justice de proximité, nous y sommes en plein dedans.
Qu’en est-il de la doléance des juges quant à l’obtention d’une protection sécuritaire ?
Je crois que les dépassements survenus et dont été victimes quelques juges n’est qu’un cas isolé. Personnellement je réitère mon soutien total à nos magistrats et à toutes les personnes œuvrant dans le domaine de la justice. On va examiner les modalités qui permettent de consacrer un corps de justice qui s’attèlera à cette tâche et qui sera supervisé par les présidents des tribunaux et les membres du parquet en dispensant une formation aux employés qui y travailleront. Mais jusque-là je crois que l’on peut compter sur la conscience citoyenne du peuple qui croit en la suprématie de la loi.
Quoi de neuf en ce qui concerne l’extradition de Ben Ali ?
Plusieurs procès ont été intentés au président déchu. De ce fait, il est l’objet d’un mandat de ramener international et plusieurs mesures juridiques et diplomatiques ont été prises en vue de restituer l’argent du peuple spolié. Je tiens à préciser que l’intégrité physique et morale du président déchu sera conservée si jamais il sera extradé, et qu’un procès équitable sera garanti pour le juger.
Puisqu’on y est, est-ce que la peine de mort sera abolie en Tunisie ?
L’abolition ou non de la peine de mort est une question qui requiert un débat national libéré qui dépasse toutes les convergences idéologiques. Le but étant de trouver des solutions qui permettent de protéger le droit à la vie de tout un chacun mais aussi de garantir la sécurité de tous les citoyens. Sans oublier que le président de la République peut pour le moment intervenir pour substituer la prison à vie à la peine capitale pour abréger en fait le délai d’attente des personnes incriminées et la souffrance de leurs proches.
Est-ce que Baghdadi Mahmoudi sera livré aux autorités libyennes ?
La décision d’extradition de Baghdadi Mahmoudi ne me revient pas. Elle fait partie des prérogatives du président de la République puisque la cour d’appel en a jugé ainsi.



Mona BEN GAMRA

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